C’est mon premier roman de Dolores Redondo, et je remercie Gallimard et Babelio pour l’envoi de ce livre via la Masse critique du mois dernier. 🙏🏻
J’étais intriguée depuis la sortie de ce livre en broché, par cette couverture au sac à main rouge, couverture qui a été réutilisée pour l’édition Folio. 👜
Un policier/thriller bien ficelé, donnant la part belle aux personnages, m’attendait entre ces pages.
L’histoire :
Sur un fond de cold case vraisemblablement encore non résolu, l’autrice espagnole brode une histoire autour de « Bible Jones », un homme qui tuait des femmes dans des discothèques à la fin des années 60. Elle l’emmène, si je puis dire, également sévir dans la Bilbao de l’été 1983, au moment de la grande inondation. 🌀💧
Ce tueur a une particularité, après les avoir rencontrées dans des discothèques, il tue des jeunes femmes qui ont leurs règles, et on comprendra évidemment quelles sont ses motivations, pourquoi il les considère comme des sacrifices, et même ses blessures personnelles. 🔴
Bercés par la chanson adorée de Dolores Redondo, « Wouldn’t it be good » de Nik Kershaw, présente tout au long du roman, nous suivrons l’inspecteur écossais Noah Scott Sherrington, au cœur fragile, à la poursuite de ce tueur en série, comme on commençait à peine à les nommer à cette époque, et dont on commençait tout juste à comprendre le psychisme.
On évoque également les débuts de la reconnaissance des stress post-traumatiques, ou des transplantations cardiaques.
Un autre personnage : Bilbao
C’est un roman que j’ai trouvé très riche, aussi bien par la description des personnages – l’autrice réussirait même à nous faire avoir de la compassion pour le tueur (!)-, par la complexité politique de l’époque entre l’ETA et l’IRA, ce qui personnellement m’a moins intéressée mais passionnera nombre d’entre vous, par la façon de vivre au début des années 80, ou par les descriptions même si parfois elles sont « révisées », comme nous l’apprend l’autrice, de Bilbao.

Les personnages secondaires ne le sont finalement pas tant que ça, et j’ai retrouvé dans l’inspecteur Noah tout ce que j’aime par exemple dans de grands héros, comme le commissaire Adamsberg des Fred Vargas, sensibilité, pugnacité, dignité, force morale et psychologie fine. 🥰
Et puis il y a l’eau, élément constamment présent dans ce roman, depuis l’eau de pluie bénéfique sur le visage de l’inspecteur, jusqu’à une semaine extrêmement pluvieuse dans la seconde partie de août 1983 à Bilbao, qui terminera par un déluge impressionnant, sur fond de scène apocalyptique ! 🛶
J’ai hésité à mettre un coup de cœur à ce roman car j’ai quand même fini en larmes, gage de qualité ! 😉😆 Le roman va crescendo, et j’ai adoré la fin. Le coup de cœur est évité de justesse si je puis dire, peut-être « à cause » de la partie politique/terrorisme.🔫⚔️
J’ai senti que Dolores Redondo avait beaucoup mis d’elle-même dans cette histoire, de ses souvenirs de ses 14 ans en 1983, et je suis prête pour son nouveau roman, « Celles qui ne dorment pas » 🐈⬛.
Bonne lecture ! 📖

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