Chronique lecture : La vie meilleure de Étienne Kern

Chronique lecture : La vie meilleure de Étienne Kern

Note : 3.5 sur 5.

Je retrouve bien dans « La vie meilleure », le style doux d’Étienne Kern que j’avais découvert et apprécié, avec Les envolés.
Il aime « s’emparer » de la vie d’un homme connu, et à partir de sa vie à lui, d’homme, d’auteur, d’époux, de fils, il nous raconte celle des autres.

Il aime aussi prendre appui sur des photos, pour imaginer un peu plus « largement » la vie de ces/ses héros.

Le personnage :

Elle est fascinante la vie de cet Émile Coué, pharmacien de son état.
Tout le monde connaît son nom, sa méthode, mais on ne sait pas vraiment comment il en est arrivé là. Ce nom est aussi parfois moqué, est-ce une méthode qui a déjà réellement fonctionné ?

Né à Troyes, il y ouvrira son officine, mais il se rêvait chimiste. Rapidement, il tentera de proposer à ses patients des médicaments placebo, convaincu que la parole et la suggestion peuvent avoir une bonne influence sur les gens et leur.s pathologie.s. 💊

Et puis un jour il rencontrera l’hypnose via un médecin la pratiquant, et en tombera amoureux ! Sa femme Lucie le soutiendra toute sa vie, compagne aimante et patiente, car c’était un grand petit garçon (!), toujours en quête de l’amour de son père ! 😉

Sûr du potentiel de la parole, il écoutait, beaucoup, ce qui faisait énormément de bien aux gens qui venait le voir en nombre chez lui, ou tous ceux qu’il a rencontrés de par le monde.

Il compléta son utilisation de l’hypnose par de l’auto-suggestion positive, et ne se faisait jamais payer lorsqu’il pratiquait, belle preuve d’humanisme !

Bien sûr tout cela est romancé, mais Étienne Kern a fait de belles recherches sur le personnage, il existe encore, entre autres, une association rendant hommage à Émile Coué.

Le style :

J’ai trouvé l’écriture un peu moins dynamique que pour son 1er roman, avec quelques digressions, et j’ai eu l’une impression parfois que l’auteur nous racontait la vie de Coué au jour le jour, ce qui créé des longueurs pour un roman qui ne fait que 190 pages.

J’ai donc bien aimé ce roman et appris pas mal de choses, mais ne le garderai pas dans ma bibliothèque, il partira en boîte à livres. 📚😉
Je garderai par-contre la maxime dans ma tête ! 😉

(Merci à la Pharmacie de la Chapelle de la Miséricorde de m’avoir permis de prendre une photo devant les vieux meubles de pharmacie.)

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