Cela m’arrive très rarement de voir une adaptation cinématographique d’un roman que j’ai aimé, je ne suis jamais très heureuse du résultat, mais lire un livre après avoir vu une série, c’est carrément inédit !
D’ailleurs quand j’ai regardé la série « Anne with an E » sur Netflix, et j’ai adoré autant l’histoire que l’actrice, je ne savais pas à l’époque que c’était tiré d’un roman. J’ai découvert cela quelques temps après, et je suis absolument ravie d’avoir retrouvé cette histoire.
Qui est Anne ?
Mais d’abord, où était-elle pendant toute mon enfance et mon adolescence ? 😊 Personne ne m’a jamais parlé de cette héroïne et de cette série de romans, je le regrette.
Car Anne Shirley est une petite orpheline de 11 ans, pas comme les autres. Je pense qu’à notre époque qui catalogue facilement, on l’appellerait « sur-efficiente », avec une pensée en arborescence. 🌈
Elle est vive, intelligente, super bavarde, amoureuse de la nature, imaginative, elle se perd souvent dans ses rêves, et est heureuse, même si les 11 premières années de sa vie ont probablement été dures.
Mais heureusement, elle trouve, au début du roman un foyer auprès de Marilla et Mathew Cuthbert, après un raté, puisqu’ils attendaient qu’on leur amène un garçon ! 👦🏻👨🏻🌾

Cette fillette rousse, amusante, vivante au possible saura les convaincre de la garder, même si elle enchaîne les bêtises ! 👩🏻🦰 Elle vivra mille aventures d’enfance puis d’adolescence, dans le petit village canadien d’Avonlea, sur l’île du Prince Édouard, entre son amitié pour Diana, son inimitié durable pour Gilbert et tous ses amis de l’école.
Cette série, car on peut suivre sa vie, à été créée au tout début du 20eme siècle. J’aurais aimé lire à 10 ou 11 ans, qu’on pouvait être différente comme ça, et je salue la mise en avant de l’autrice, d’une telle différence à une époque où on devait taire cela.
« Mais si vous avez de grandes idées, il faut bien de grands mots pour les exprimer, non ? »
Forme et traduction :
Comme souvent dans les livres pour jeunes personnes, j’aime que les chapitres aient un titre annonçant le sujet, ça donne envie ! Et d’ailleurs je dois quand même confesser que j’ai eu un grand plaisir à me plonger dans cette histoire, même à mon âge. C’est bien écrit, bien amené, et dynamique.
Par-contre, j’ai trouvé super étrange le choix de la maison Toussaint-Louverture, la maison d’édition originelle, de passer, du vouvoiement au tutoiement que ce soit de Anne envers Marilla et Matthew ou inversement, sans prévenir, en milieu de parcours.
J’ai même écrit à la maison d’édition pour leur demander si c’était un choix de la traductrice. Ils y ont tous beaucoup réfléchi, en équipe, débattu là-dessus, et c’est un choix éditorial qu’ils ont fait, pour la suite.
Après quelques pages je m’y suis faite, mais cela m’a décontenancée, car c’est à cette époque comme cela qu’on imagine une petite fille parler à ses tuteurs, même si je sais qu’en anglais la question ne se pose même pas ! 😉
Cet ouvrage, pour moi, se suffisant à lui-même, je ne ressens pas le besoin de lire les suites. Mais si, on occasion, ou dans une boîte à livres, je venais à les trouver, je ne bouderais pas mon plaisir de les lire.
Editions Toussaint-Louverture. 384 pages. 2020
(Photo dans la petite roseraie du Jardin botanique de Tourcoing)

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