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Je pense que les gens de ma génération ont tous en tête le film « La soupe aux choux » avec Louis de Funès, Jacques Villeret et Jean Carmet ! J’ai dû le voir deux fois étant jeune, et j’en ai encore beaucoup de souvenirs. 🎞️
Le film était bien fidèle au livre.
Car c’est avant tout c’est un livre écrit en 1979, que j’ai retrouvé dans ma bibliothèque familiale. René Fallet étant bourbonnais et situant son histoire dans mon département de naissance, l’Allier, je me suis fait le plaisir de quelques heures de lecture.
L’histoire :
Deux vieux poivrots, Ratinier et Chérasse, habitant dans un hameau à côté d’un village déserté, proche de Jaligny, passent leur retraite au sens propre comme au figuré, à boire des canons assis sur leur banc, à deviser et à faire leur jardin.
Dans son jardin le Glaude Ratinier, cultive des choux. 🥬🥬
Un jour qu’ils en ont bien mangé ainsi que des fayots, s’en suit un concours de pets sur leur banc… il n’en faut pas plus pour appeler un habitant de la petite planète Oxo, que le Glaude surnommera la Denrée ! 👽🛸

Le Bombé, surnommé ainsi car il est bossu, ne s’apercevra pas tout de suite des événements, « gelé » dans le sommeil par la Denrée, à chacun de ses passages, pour cause de jacasserie probable ! 😉
Il se trouve que La Denrée apprécie Gatinier, et rapporte de la soupe aux choux sur sa petite planète, et que tout le monde là-bas commence à en être fou… il va donc revenir, et il peut aussi multiplier les louis d’or, et faire renaître les êtres…
Le style et l’auteur :
C’est un livre vraiment drôle ! Mais aussi touchant, et apportant une certaine poésie, en plus d’un vocabulaire fleuri et local !
J’avais entendu dire que René Fallet avait son petit caractère, mais en tout cas avec ce livre il est vraiment amusant. Mais pas que, il aborde aussi la désertification des villages, l’écologie, les maisons de retraite, l’arrivée des parcs d’attraction, le matérialisme, l’individualisme galopant, etc.
Mention spéciale aux personnages des Allemands comme des Belges qui se tuent au travail à vouloir retaper de vieilles baraques, et aux réparties pas piquée des hannetons ! 😀 Elles sont vraiment drôles, Fallet avait une belle verve.
Dans l’exemplaire que j’ai de 1980, les rabats de couverture donnent la parole à Michel Audiard comme à Georges Brassens sur l’auteur, c’est également savoureux.
J’ai retrouvé deux ou trois autres romans de cet auteur bourbonnais, je m’y plongerai à l’occasion.
Vous saviez, que c’était un livre, avant d’être ce film si connu ? 😉
Editions Denoël. 236 pages. 1980

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