D’où vient l’odeur des livres ?

D’où vient l’odeur des livres ?

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Ayant été pendant 30 ans une professionnelle de la parfumerie, et restant une passionnée pour toujours, je suis fan de la Revue Nez, qui éditent des livres sur la parfumerie, et une revue tous les 6 mois, que j’aime énormément.

A chaque numéro est mis en avant une ambiance : l’odeur de l’école, des sports d’hivers, ou de la maison de campagne. Et dans cet article, il se trouve qu’on y parlait de l’odeur des livres… je me suis dit que vous auriez envie d’en savoir plus…

C’est donc avec l’aimable autorisation de la Revue Nez dont vous pouvez trouver la boutique en ligne ici, que je vous livre ce secret…

Les vieux livres :

Une fois confortablement installé au coin du feu, quoi de mieux que de piocher dans la bibliothèque poussiéreuse un ouvrage jauni par les années et d’y plonger le nez pour savourer son parfum délicat ?

Lorsqu’un livre est récent, son odeur est lié à son processus de fabrication : colle, encre, agents blanchissants ou additifs du papier, les effluves varient selon les nombreux produits utilisés.

C’est en vieillissant que les volumes acquièrent leur douce senteur caractéristique. 👃🏻

Et bien qu’ils s’empreignent progressivement des notes de bois, vernis ou cire du meuble qui les accueille, l’environnement immédiat n’est pas le seul responsable de cette évolution.

Le papier renferme deux composants majeurs issus du bois, la cellulose et la lignine. Leur dégradation est à l’origine du jaunissement des pages : l’oxydation transforme dans un premier temps la lignine en acides qui décomposent ensuite la cellulose. Les procédés modernes de fabrication du papier visent d’ailleurs à diminuer la part de lignine afin de ralentir ce phénomène. ⚗

Les oxydations et dégradations successives libèrent divers composés organiques volatiles tels que le benzaldéhyde, à l’odeur d’amande amère, la vanilline, l’éthylhexanol, à l’odeur florale, ou encore le furfural, qui évoque lui aussi l’amande.

Le dosage de ce dernier est d’ailleurs utilisé pour dater des volumes anciens. En effet, les ouvrages édités avant le milieu du 19ème siècle, composés surtout de lin et de coton, émettent moins de furfural que ceux fabriqués par la suite. 📜

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