Chronique lecture : Le livre de la jungle de Kipling

Chronique lecture : Le livre de la jungle de Kipling

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Je trouve quand même toujours amusant comme on peut passer toute sa vie, sans le voir, à côté d’un livre classique ou même d’un film classique, alors même que tout le monde connaît l’histoire.

Le premier film que je suis allée voir de ma vie, c’était le Livre de la Jungle, je devais avoir 7 ou 8 ans, c’était à Paris avec ma tante.
Puis ma route s’est complètement détournée de lui ! Pardonnez mon ignorance, vous qui êtes parents, et qui avaient dû manger et remanger du dessin animé pendant des années, essayez d’imaginer ma vie en parallèle avec la vôtre !

Ce n’est qu’il y a quelques temps que je suis tombée sur lui dans la bibliothèque familiale, pour tout vous dire je pensais aller chercher un Kessel. Et je me suis dit mais tiens pourquoi pas, le Livre de la jungle ? J’avais quand même en tête des images à droite et à gauche de Baloo, de Mowgli, alors j’ai eu envie de faire connaissance avec le vrai texte.

J’ai été étonnée, avec tout ça, que dans ce livre qui fait 200 pages, il n’y ait qu’une centaine de pages pour le Livre de la jungle à proprement parler, c’est un texte très court, en vérité. Je crois que Disney a bien brodé…

À ma grande surprise, évidemment ça va avec le fait qu’on ne s’est plus jamais rencontré le livre de la jungle et moi, quand je pensais à Mowgli, je ne m’étais pas vraiment posé la question, mais j’imaginais que c’était quelque chose qui devait pouvoir se passer en Afrique ou même en Amazonie. Qui dit animaux sauvages, jungle, dis pour moi continent africain ! Mais tout se passe en Inde !

Mowgli, nommé ainsi par une louve qui lui trouvait un air de petite grenouille, est un petit garçon recueilli par des loups dans la jungle, dont les parents se sont enfuis sans pouvoir l’emmener, à la suite de l’attaque d’un tigre. Je me demande même s’ils ne se sont pas fait boulotés… aïe ! Tigre dont on connaît tous le nom, Shere Khan.

Shere Khan, Bagheera, Baloo, Kaa, Mowgli, avec des noms pareils, il y avait évidemment de l’hindou là dessous.

Mowgli est élevé avec ses quatre frères louveteaux, et très vite l’auteur le fait grandir à l’âge de 10 ou 12 ans. Il est rentré dans le clan des loups, il a évidemment toujours une dent si je puis dire, contre le tigre Shere Khan, qui depuis le début cherche à le tuer. Il apprend tous les langages de la forêt et des animaux, grâce à l’ours Balou qui devient un peu comme un parrain bourru, et Bagheera une belle panthère noire qui pourrait jouer le rôle de sa marraine.

Puis Mowgli est enlevé par des singes qui apparemment sont les parias de la jungle, et enfin il rencontrera les hommes, enrôlé comme gardien de buffles, et c’est là qu’il aura enfin sa revanche contre Shere Khan, de façon magistrale et tactique ! Pour ceux qui ont des enfants ou qui ont pu revoir le dessin animé depuis, vous me direz si c’est assez fidèle !

Ca m’a fait déjà beaucoup de bien, en terme de culture générale, de passer 1h30 avec ce bouquin.

J’ai eu ensuite envie de me renseigner un peu sur Kipling, prix Nobel de littérature, tout de même, en attrapant un simple dictionnaire. Oui vous savez ce gros livre avec plein d’informations, non pas Wikipédia, un dictionnaire ! 🤭😋 En l’occurrence le Robert, car dans le Larousse, il n’y avait pas grand-chose.

Rudyard Kipling

Anglais, il est né quand même en Inde, à Bombay, il est issu d’un milieu anglo-indien cultivé puisque son père était conservateur de musée. On l’a envoyé en Angleterre quand il était jeune, pour faire des études mais dès qu’il a pu, il est revenu en Inde, où il est devenu journaliste. Il a vécu aux États-Unis où c’est d’ailleurs là qu’il a écrit le Livre de la jungle, mais il est rentré en Inde à chaque fin de voyage. Il vénérait l’Empire britannique, croyait en les valeurs mythiques de la nature sauvage, du désintéressement, et était, il faut le dire, assez fasciné par l’aventure impérialiste.

On cite aussi souvent de lui, le poème If/Si qui finit par « tu seras un homme mon fils ».

Et pour terminer je vous dirais que pour moi le fantastique, ce ne sont pas des histoires de dystopie ou cités dans l’espace, c’est typiquement ce genre de dialogues entre bêtes, dans Le livre de la jungle, ou bien évidemment chez Colette avec ses dialogues entre ses chats et ses chiens. C’est plein d’humour, de malice, d’apprentissage, et d’intelligentes réflexions.

Vous avez compris que c’est un livre à mettre en toutes les mains, dès les plus petites.

Après le Livre de la Jungle, viennent plusieurs nouvelles toujours en rapport avec des animaux, un phoque blanc ou une mangouste par exemple, à lire absolument !

Une idée ? Lisez ou relisez les classiques ! 📚

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